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Génétique, génomique et embryon

Audition au CCNE de Famille et Liberté le 30 mars 2018

Suite aux tentatives de PMA, plus de 200 000 embryons « surnuméraires » sont actuellement convoités pour les recherches de laboratoire. Avec les progrès de la génétique, plus personne ne doute qu’un embryon est un être humain. C’est pourquoi la convention d’Oviedo, signée par la France, stipule en son article  18 que la constitution d’embryons humains aux fins de recherche est interdite.

Les recherches sur les cellules souches adultes, prélevées par exemple sur le cordon ombilical, se sont montrées beaucoup plus fructueuses que celles sur les cellules embryonnaires pour soigner certaines maladies. C’est ce type de recherche qu’il faut développer.

 

La technique CRISPR-Cas9 permet aujourd’hui d’intervenir sur l’ADN des individus. Couper ou insérer un gène selon le besoin. Pratiquer cette opération sur les cellules non-reproductives, ou somatiques, ne présente aucun danger pour l’espèce et permet de soigner certaines maladies.

En revanche, la thérapie génique germinale, qui s’effectue sur les gamètes ou les embryons, revient à modifier le patrimoine génétique qui sera alors transmis à la descendance avec des conséquences aujourd’hui totalement imprévisibles.

Cette technique ouvrirait en outre la porte à toutes les dérives eugénistes.

Le principe constitutionnel de précaution doit prendre là tout son sens et interdire cette pratique –déjà interdite par l’art.13 de la convention d’Oviedo, qui reviendrait à fabriquer des bébés génétiquement modifiés (bébés OGM) ou fabriqués pour répondre à des critères particuliers.

 

Autant les thérapies géniques somatiques semblent ouvrir des perspectives thérapeutiques qu’il faut explorer, autant la thérapie génique germinale, avec des répercussions encore inconnues sur l’espèce humaine sont à proscrire absolument.