Nice Social Bookmark

FacebookTwitter

Les vraies intentions de la loi Veil

 

     Il est inhabituel qu’un article de Magistro commente un autre article, publié sur le même site. Je vais cependant m’y risquer. Le sujet abordé et la manière dont il a été traité soulèvent des questions trop importantes pour ne pas appeler leur approfondissement.

     Dans la dernière livraison de Magistro, Chantal Delsol a présenté son point de vue sur la loi Veil. L’auteure  est à juste titre considérée comme une représentante éminente de la pensée catholique contemporaine. Je ne pense pas déformer ses propos en les résumant comme suit : en 1974, une part majoritaire de l’opinion publique réclamait la dépénalisation de l’avortement. Giscard, alors président de la République et Simone Veil, ministre de la Santé publique, ont constaté que, « la France n’étant plus en chrétienté »,il « devenait illégitime de lui imposer de vivre selon une loi » qui avait été « inspirée par l’autorité ecclésiale ». Ils ont choisi de laisser aux consciences individuelles des femmes la responsabilité de décider si, oui ou non, elles devaient poursuivre leurs grossesses. La loi Veil est, pour cette raison, une « loi juste ». Les catholiques ont eu le tort de s’y opposer. Ils ont manifesté une « jactance » et une « cruauté » inadmissibles qui ont « engendré des désirs de vengeance ». Ils ont abouti à
l’opposé de ce qu’ils visaient : leurs adversaires ont « fait de l’IVG le contraire exact de ce
qu’elle était » dans les intentions de Simone Veil. De mesure exceptionnelle, elle est devenue
un acte banal.

    

  J’ai été témoin direct du processus qui a conduit à la dépénalisation de l’avortement. J’aurais beaucoup de réserves à apporter quant aux vœux supposés de l’opinion publique à cette époque et aujourd’hui encore. Je me limiterai ici à une observation. Ni Giscard ni Simone Veil n’ont pensé en termes de « rupture de civilisation ». Ils savaient parfaitement que « l’autorité ecclésiale » avait été abolie en France depuis près de deux siècles et ils ne s’en souciaient nullement. L’un et l’autre étaient acquis à ce qu’ils appelaient la modernité, c’est à dire au libre choix des femmes en matière d’avortement. S’ils ont placé devant cette liberté le modeste obstacle d’un délai de huit jours entre le dépôt d’une demande à l’hôpital et l’exécution de l’acte par les médecins, ce n’était pas pour que « les consciences individuelles puissent peser gravement le pour et le contre ». En citant cette phrase, Chantal Delsol ne fait que reprendre un argument de propagande.

 

 

En réalité, Giscard redoutait la colère de l’électorat catholique. Il a voulu l’apaiser en donnant à la loi Veil l’apparence d’un compromis prudent et équilibré entre les camps opposés : l’avortement serait limité à des situations d’extrême détresse auxquelles personne ne pouvait refuser sa compassion, surtout si elles étaient confirmées par huit jours de réflexion. Dans les faits, l’interruption volontaire de grossesse est vite devenue le phénomène massif qui était prévisible et le législateur s’est peu à peu débarrassé des hypocrisies de la loi de 1974. Aujourd’hui il ne parle plus d’exceptions malheureuses mais de droit fondamental. Le « renversement d’intention » contre lequel Chantal Delsol proteste, n’a jamais existé. Jamais Simone Veil ni Giscard n’ont dénoncé les modifications qui auraient « fait de l’I.V.G. le contraire exact de ce qu’elle était » avec eux.

      

Cette divergence entre la philosophe et les deux responsables politiques étant exposée, il reste que tous trois se retrouvent pour affirmer leur attachement aux valeurs judéo-chrétiennes. Mais elles ne concernent que leurs personnes privées. Ils ont établi, l’une dans ses raisonnements, les deux autres par leurs actes, une séparation rigoureuse entre leurs comportements individuels et leur participation à la vie publique. Ils n’hésitent pas à trouver juste une loi qui bafoue leur morale personnelle. Ils ont renoncé à l’idée selon laquelle le christianisme a un prolongement politique et social. Ils sont d’accord pour que leur religion organise des œuvres caritatives de nature privée mais tiennent pour dépassée et blâmable l’aspiration de certains catholiques à donner un caractère légal à la morale chrétienne.

   

     Ils ne sont pas seuls. Beaucoup de croyants pensent comme eux. C’était en 1974 le point de vue du philosophe Maurice Clavel. Il n’hésitait pas à traiter de « canaille »le cardinal archevêque de Paris au motif que le prélat s’opposait publiquement à la loi Veil.

Ils ne sont pas seuls. Beaucoup de croyants pensent comme eux. C’était en 1974 le point
de vue du philosophe Maurice Clavel. Il n’hésitait pas à traiter de « canaille »le cardinal
archevêque de Paris au motif que le prélat s’opposait publiquement à la loi Veil.
Leur dualisme, qui fait un partage très inégal entre ce qui est dû à Dieu et ce qui est dû à
César, est une application moderne de vieilles idées gnostiques, hérésie maintes fois
anathémisée par l’Eglise. Mais ils ne semblent pas en être conscients.
S’il ne s’agissait que d’un problème doctrinal, il conviendrait de l’abandonner aux
théologiens, profession à laquelle je n’appartiens pas.
Mais le point de vue des intellectuels
dont je parle, et leur forte influence sur la masse des croyants, ont d’importantes
conséquences pratiques.
Elle interdit que les catholiques examinent en quoi la loi Veil affecte
le bien commun des Français. Si, en effet, l’avortement n’est qu’une question de choix privé
sur lequel l’Etat et la société n’ont rien à dire, il devient impensable d’envisager des mesures
légales qui en restreindraient l’exercice, même si ce dernier a des répercussions sur notre
devenir national. J’en donne deux exemples : Notre peuple peut-il tenir pour négligeable la
blessure qui lui est infligée chaque année depuis près d’un demi-siècle, par la suppression de
deux cent mille vies humaines ? L’affaiblissement démographique qui en résulte a des effets
considérables sur notre prospérité et notre rang dans le monde. L’immigration massive que
nous devons accepter, le compense mal et contient des risques graves. Ensuite, est-il vrai que
la loi Veil ait égalisé la condition des femmes devant l’interruption volontaire de grossesse ?
La réponse est évidemment oui sur le plan formel. Mais un examen, même sommaire, de la
réalité sociale, montre qu’elle a accentué les inégalités entre les femmes riches et diplômées et
celles qui appartiennent aux milieux défavorisés. Les premières y ont gagné en émancipation
professionnelle et aisance financière; les secondes se sont trouvé plus dépendantes des choix
égoïstes des hommes. Ce n’est pas par hasard si la catégorie la plus pauvre, la plus broyée de
la population française est constituée, dans son écrasante majorité, de femmes seules,
chargées ou non d’enfants.
Giscard et Simone Veil ont délibérément écarté les questions que la liberté d’avortement
pose à notre bien commun. Leurs successeurs se sont obstiné dans le même refus, quitte à nier
des réalités de plus en plus dérangeantes. Il se trouve des intellectuels chrétiens, depuis
Maurice Clavel jusqu’à aujourd’hui, pour leur apporter une caution morale. C’est dommage
pour le catholicisme français et c’est une grande perte pour le débat public dans notre pays.

 

Michel PINTON


Administrateur de Famille et Liberté

 Article paru sur le site Magistro.fr

A propos de la loi Veil

A propos de la loi Veil

 

     Il est inhabituel qu’un article de Magistro commente un autre article, publié sur le même site. Je vais cependant m’y risquer. Le sujet abordé et la manière dont il a été traité soulèvent des questions trop importantes pour ne pas appeler leur approfondissement.

     Dans la dernière livraison de Magistro, Chantal Delsol a présenté son point de vue sur la loi Veil. L’auteure  est à juste titre considérée comme une représentante éminente de la pensée catholique contemporaine. Je ne pense pas déformer ses propos en les résumant comme suit : en 1974, une part majoritaire de l’opinion publique réclamait la dépénalisation de l’avortement. Giscard, alors président de la République et Simone Veil, ministre de la Santé publique, ont constaté que, « la France n’étant plus en chrétienté »,il « devenait illégitime de lui imposer de vivre selon une loi » qui avait été « inspirée par l’autorité ecclésiale ». Ils ont choisi de laisser aux consciences individuelles des femmes la responsabilité de décider si, oui ou non, elles devaient poursuivre leurs grossesses. La loi Veil est, pour cette raison, une « loi juste ». Les catholiques ont eu le tort de s’y opposer. Ils ont manifesté une « jactance » et une « cruauté » inadmissibles qui ont « engendré des désirs de vengeance ». 

    

  J’ai été témoin direct du processus qui a conduit à la dépénalisation de l’avortement. J’aurais beaucoup de réserves à apporter quant aux vœux supposés de l’opinion publique à cette époque et aujourd’hui encore. Je me limiterai ici à une observation. Ni Giscard ni Simone Veil n’ont pensé en termes de « rupture de civilisation ». Ils savaient parfaitement que « l’autorité ecclésiale » avait été abolie en France depuis près de deux siècles et ils ne s’en souciaient nullement. L’un et l’autre étaient acquis à ce qu’ils appelaient la modernité, c’est à dire au libre choix des femmes en matière d’avortement. S’ils ont placé devant cette liberté le modeste obstacle d’un délai de huit jours entre le dépôt d’une demande à l’hôpital et l’exécution de l’acte par les médecins, ce n’était pas pour que « les consciences individuelles puissent peser gravement le pour et le contre ». En citant cette phrase, Chantal Delsol ne fait que reprendre un argument de propagande.

 

En réalité, Giscard redoutait la colère de l’électorat catholique. Il a voulu l’apaiser en donnant à la loi Veil l’apparence d’un compromis prudent et équilibré entre les camps opposés : l’avortement serait limité à des situations d’extrême détresse auxquelles personne ne pouvait refuser sa compassion, surtout si elles étaient confirmées par huit jours de réflexion. Dans les faits, l’interruption volontaire de grossesse est vite devenue le phénomène massif qui était prévisible et le législateur s’est peu à peu débarrassé des hypocrisies de la loi de 1974. Aujourd’hui il ne parle plus d’exceptions malheureuses mais de droit fondamental. Le « renversement d’intention » contre lequel Chantal Delsol proteste, n’a jamais existé. Jamais Simone Veil ni Giscard n’ont dénoncé les modifications qui auraient « fait de l’I.V.G. le contraire exact de ce qu’elle était » avec eux.

       Cette divergence entre la philosophe et les deux responsables politiques étant exposée, il reste que tous trois se retrouvent pour affirmer leur attachement aux valeurs judéo-chrétiennes. Mais elles ne concernent que leurs personnes privées. Ils ont établi, l’une dans ses raisonnements, les deux autres par leurs actes, une séparation rigoureuse entre leurs comportements individuels et leur participation à la vie publique. Ils n’hésitent pas à trouver juste une loi qui bafoue leur morale personnelle. Ils ont renoncé à l’idée selon laquelle le christianisme a un prolongement politique et social. Ils sont d’accord pour que leur religion organise des œuvres caritatives de nature privée mais tiennent pour dépassée et blâmable l’aspiration de certains catholiques à donner un caractère légal à la morale chrétienne.

   

     Ils ne sont pas seuls. Beaucoup de croyants pensent comme eux. C’était en 1974 le point de vue du philosophe Maurice Clavel. Il n’hésitait pas à traiter de « canaille »le cardinal archevêque de Paris au motif que le prélat s’opposait publiquement à la loi Veil.

RAMINAGROBIS suite: La plus grosse arnaque fiscale jamais rêvée

Voici, pour compléter l’article précédent,( Raminagrobis) quelques applications chiffrées de l’individualisation de l’impôt annoncée par E. Macron :

Rappelons qu’Emmanuel Macron a annoncé dans un meeting qu’il abaisserait l’impôt des femmes (sic) grâce à l’individualisation de l’impôt.

Or, le quotient conjugal permet de mettre en commun les ressources du couple et de les diviser ensuite par deux. On aboutit ainsi à un revenu moyen des deux. Ce revenu est ensuite soumis au taux progressif de l'impôt et le résultat est multiplié par deux. Du fait de la forte progressivité de l'impôt français, il est beaucoup plus intéressant pour le couple en cas de revenu plus élevé d'un des conjoints d'être imposé sur une moyenne.

Prenons l'exemple d'un couple disposant de deux revenus :

A : 80 000

B : 20 000

Total 100 000.

Moyenne : 50 000

L'impôt 2017 sera de (10 000x0% +20 000x14% + 20 000x30%) x2 = 17 600

En cas d'individualisation :

A devra payer : 10 000x0% +20 000x14% + 40 000x30 +10 000x41% = 18 900

B devra payer 10 000x0% + 10 000x14% = 1 400

Total pour le couple 20 300. Soit une augmentation d'impôt de 2 700  (+15%)

Evidement plus la disparité de revenu est grande plus l'augmentation d'impôt est significative en cas d'individualisation : Si l'un des conjoints n'a pas de revenu et l'autre membre, un revenu de 100 000, l'impôt passera de 17 600 euros à 31 200. L'impôt aura quasiment doublé.

Les faibles revenus ne sont pas épargnés :

A : 13 000

B :   7 000

Total   20 000 divisé par 2: 10 000

L'impôt 2017 sera nul  (10 000 x 0%)

En cas d'individualisation:

A devra payer :

(10 000 x 0% + 3 000 x 14%) =  420€

B : 7 000 x 0% = 0€

Total pour le couple: 420€.      Soit une augmentation de 420€     

L'augmentation pour le couple en cas d'individualisation est mathématique et indiscutable. Là où intervient la mauvaise foi dans l'argumentaire de ceux qui prônent cette réforme (qui en réalité ne sert que les caisses de l'Etat), c'est lorsqu’ on avance, comme Macron, que les femmes seraient gagnantes car elles paieraient moins d'impôt. Fiscalement, il ne peut y avoir aucun gagnant[1]. L'individualisation est ou neutre : revenus égaux ou faibles revenus donc non imposables, ou pénalisante. Encore une fois c'est mathématique. Ce raisonnement nie l'existence même de la communauté que forme un couple. Si on met en commun les recettes, c'est parce que les dépenses sont communes également. Habitation, voiture, nourriture sont payées sur les revenus du ménage. Tout appauvrissement de l'un appauvrit l'autre. Prétendre que le conjoint ayant le moins de revenu sera bénéficiaire car, au cours du calcul technique réalisé par le fisc, sa part de revenu sera soumise à une tranche d'imposition plus basse relève de la malhonnêteté intellectuelle : une fois le calcul fait, il faudra pour le couple payer un impôt supérieur qui rejaillira sur le pouvoir d'achat des deux membres du couple.

Fiscalement, il ne peut y avoir aucun gagnant. L'individualisation est ou neutre : revenus égaux ou faibles revenus donc non imposable, ou pénalisante. Encore une fois c'est mathématique. Par contre c'est très ingénieux car ce sera la plus grosse hausse d’impôt de l'histoire. Pour certains, 100%, sans toucher aux  taux !

[1] Une étude de l'INSEE affirme que 21% des couples y gagneraient, 60% y perdraient et la réforme serait neutre pour 19% des autres. Là encore il faut se méfier des raccourcis. L'INSEE extrapole visiblement sur la possibilité, en cas d'individualisation des revenus, de percevoir certaines aides sociales pour des personnes qui, actuellement, du fait de l'imposition commune, dépassent les plafonds. Nous sortons donc du cadre fiscal pour entrer dans celui, bien différent, des aides sociales.

- d'une part, nul besoin d'individualiser l'impôt pour faire bénéficier de prime pour l'emploi le membre d'un couple qui jusqu'ici n'y a pas droit. Il suffit de modifier les critères d'attribution par exemple en ne prenant en compte que les revenus du membre.

- d'autre part, on raisonne sur des textes juridiques qui prévoient l'attribution des aides en fonction des revenus du ménage or, cette notion n'existera plus en cas d'individualisation, il faudra donc réécrire les textes et nul ne sait quels seront alors les critères retenus. Il me semble donc imprudent d'annoncer qu'il y aurait nécessairement des bénéficiaires de l'individualisation de l'impôt.

 

Il était une fois…Raminagrobis !

Il était une fois…Raminagrobis !   

 

Emmanuel Macron a expliqué dans un meeting qu’il se préoccupait

beaucoup des femmes qui étaient chatobligées de cesser de travailler car leur vilain mari leur démontrait que ce n’était pas intéressant compte tenu de l’addition des impôts et des gardes d’enfants.

Au lieu d’une déclaration commune, M. Macron « veut permettre à tous les couples qui le souhaitent, d’individualiser leur impôt ». Chacun  déclarera et payera ses impôts séparément. C’est ce qu’on appelle la suppression du quotient conjugal, la disparition du foyer fiscal. Ainsi, assure-t-il,  bon enfant, « les femmes qui ont des  salaires plus petits que celui de leur conjoint, pourront continuer à travailler en ayant un taux d’impôt qui baissera et qui récompensera leur travail. »

Ce que M. Macron, chattemitte, se garde bien d’ajouter, c’est que si le taux d’imposition de la part du revenu de la femme « baissera », en revanche, celui du mari, la plus grosse part du revenu conjugal dans l’hypothèse Macron, qui ne bénéficiera plus de la « part » de sa femme », augmentera sérieusement. Ce qui, pour la communauté familiale, entraînera une baisse de niveau de vie, ou du « pouvoir d’achat », terme correct consacré par la société marchande.

Il faut savoir que ce qui est maintenant présenté par le candidat comme un choix (« permettre à tous les couples qui le souhaitent ») sera, comme souvent, la règle dans 6 mois. Surtout avec le prélèvement à la source tel qu’il est mis en route.

 

 L'individualisation est un tour de passe passe, sous couvert d'égalité entre les sexes, pour augmenter considérablement l'impôt sur le revenu  (jusqu'à 100%), sans toucher au taux.

 

En attendant,  Grippeminaud, le bon apôtre sera élu sur ses belles promesses…

 

 

Si l’on veut creuser plus loin

 

Cette idée n’est pas de M. Macron, sauf comme collaborateur du hollandisme. Déjà pensée par Terra Nova cette petite révolution a été voulue par Najat Vallaud Belkacem.  Dans un rapport qu’elle avait commandé  sur le travail des femmes[1].  La volonté de dissoudre le couple dans un individualisme contraire aux solidarités intrafamiliales grâce à l’individualisation de l’impôt est patent : « L’individualisation de l’impôt peut contribuer à l’émancipation des femmes en couple ». Et plus loin : « « Permettre à chaque personne – homme ou femme – de rédiger sa propre déclaration favoriserait en effet un rapport individuel de chaque citoyen à l’Etat social. […] une préférence pour un contrat social où l’on ne peut être dépendant que de soi-même (et non de son conjoint ou de tout autre personne) ou alors de l’Etat. Il faut un système où chaque individu soit évidemment le plus autonome mais le moins possible dépendant d’un conjoint. En cas de pauvreté, perte d’emploi, c’est à l’Etat d’intervenir.»

 

L’individu seul, sans lien, ne dépendant de personne, attendant tout de l’Etat, lui devant tout, lui obéissant en tout. N’est-ce pas la définition du totalitarisme ? N’avons-nous pas été vaccinés par les horreurs du XXème

siècle ?

C.G

 

 

Pour des exemples chiffrés cliquer ici




[1] Rapport Lemière, analysé par Famille et Liberté  dans la brochure Les femmes au travail…à tout prix ? consultable sur le site

La suppression…si discrète (!) des ayants droit à la sécu. (3)

8 mars. Journée de la Femme, ou plutôt comme il faut dire maintenant, journée du droit des femmes, ce qui nous pose la femme non plus comme quelqu’un à honorer, mais comme une victime dressée en ordre de bataille contre de terribles oppresseurs, les hommes bien sûr.

Et si la Femme était vraiment menacée, mais pas forcément comme on le croit ? Si on lui demandait vraiment son avis ? On pourrait alors évoquer quelques sujets sensibles.