François Fillon a fait remarquer que le budget de l’Etat était déficitaire depuis trente-trois ans.
Par ce qui me paraît aller au-delà d’une simple coïncidence, il y a aussi trente-trois ans que le renouvellement des générations n’est plus assuré en France, en dépit d’une forte immigration.
C’est peut-être la même réflexion qui a fait écrire au Président de la République, dans son dernier message de campagne (Le Figaro magazine du 5 mai 2007) : « L’idée de la France pour laquelle je me bats [.] C’est une France où il en est fini de la détestation de la famille, du travail, de la réussite. »
Si un certain nombre de décisions ont depuis été prises ou annoncées dans le domaine du travail et de la réussite, ce n’est pas le cas pour la famille, pourtant citée en premier. Son nom n’apparaît même pas dans les trente cinq attributions des douze ministres du gouvernement Fillon, ni d’ailleurs dans celles des secrétaires d’Etat.
Il y a pourtant urgence comme le montre, dans les pages qui suivent, notre article sur le mariage et la fiscalité. La rupture avec l’idéologie de mai 68, celle du « citoyen qui ne doit rien à son pays, qui n’a que des droits, qui n’a aucun devoir », comme le promet le même message, reste à faire.
C’est bien évidemment la même idéologie de mai 68 qui a conduit à l’augmentation du nombre de Pacs enregistrée en 2005 et 2006 par les modifications apportées à l’imposition sur le revenu des contractants par la loi de finances pour 2005.
N’est-ce pas la même idéologie qui préside aux réflexions en cours sur un statut de beaux-parents pour les nouveaux conjoints, de sexe opposé ou du même sexe de femmes ou d’hommes ayant des enfants d’une précédente union ?
Nous avions assuré Mgr Anatrella de notre soutien quand il avait été accusé, quelque temps après nous avoir donné une conférence, par un de ses anciens patients de comportement pédérastique. Nous nous réjouissons de la récente décision du Parquet de Paris de classer sans suite cette plainte.
Lettre n°50 – septembre 2007