Effets et limites des aides financières aux familles

- Une expérience et un modèle -

 

L'expérience est celle qui résulte en Israël de la comparaison entre les kibboutz où le coût des enfants incombe totalement à la collectivité et les moshar, villages coopératifs où ils sont à la charge de leurs parents. Le modèle est celui publié par Olivia Ekert, dans la revue de l’INED Population, mars 1986, n° 2, dans un article dont nous reprenons le titre.

Après correction des écarts dus à l'origine géographique des familles, O.E. conclut que la différence due à la politique familiale est de "au moins 0,5 enfant par femme, soit, dans le cas d'espèce, une augmentation de 20% de la fécondité.

A partir d'une analyse de la fécondité aux États-unis entre 1947 et 1974 (Butz et Wand - American Economie review, 69,1979, pp. 318-328) elle établit un modèle portant sur huit des neuf pays (Irlande exclue, faute de statistiques pertinentes) constituant la communauté européenne en 1981.

En conclusion elle estime que "la fécondité est intimement liée à la politique familiale" et que l'on peut même "avancer deux chiffres : 0,2 enfant par femme pour une aide dont l'intensité qui serait celle de la France, et 0,5 enfant par femme si la totalité du coût de l'enfant est couvert".

Ces résultats appellent les observations suivantes.

Famille et Liberté - Lettre N° 10 - Octobre 1997