Mission sur la famille et les droits des enfants
Remarques sur la Note d’étape

 La Mission d’information sur la famille et les droits des enfants a publié une Note d’étape(1) rendant compte de la première partie de ses travaux, consacrée à la protection de l’enfance. 

Cette note dresse un tableau assez sombre de la façon dont est organisée la protection de l’enfance dans notre pays, avec ses lenteurs et ses incohérences(2).

 1. Les sources

 En l’absence d’indications contraires, il semble que l’information de la mission repose uniquement sur les témoignages des personnes qu’elle a entendues (3)

Cela explique l’absence presque totale de chiffres qui permettraient de prendre la mesure du problème et l’ampleur des moyens à mettre en œuvre pour y remédier. Les seule chiffres figurant dans le rapport sont ceux :

 2. Les propositions

 Parmi les nombreuses propositions faites par la Mission, certaines ne peuvent que susciter l’adhésion, telle  celle de « rendre obligatoire l’avis du Défenseur des enfants sur les projets de loi concernant les enfants ou leurs droits » ; d’autres méritent réflexion, comme celle consistant à « donner aux enfants le droit d’être entendus dans toute procédure judiciaire les concernant », sans y mettre de limite d’âge ; d’autres encore sentent un peu le meilleur des mondes : « créer un référentiel définissant des indices des dangers pesant sur l’enfant, élaboré après un travail transversal et pluridisciplinaire. »

Une proposition enfin, pavée sans doute de bonnes intentions, pourrait ouvrir la porte à tous les abus, en voulant « réserver le maintien de l’enfant dans son milieu familial aux situations où ce maintien n’est pas susceptible de nuire à l’intérêt de l’enfant. »

Qui peut assurer qu’un milieu familial, même a priori favorable, n’est pas susceptible de nuire à l’intérêt de l’enfant ?

 3. Trois dangers :

 Les membres de la Mission, en approuvant à l’unanimité la Note d’étape ont évidemment créé les conditions permettant de donner une autorité parentale au partenaire d’un(e) homosexuel(le), au nom de la théorie de l’attachement. Ils ont aussi créé celles permettant d’écarter la famille « biologique » au nom du « refus de l’idéologie du lien familial »

 (1)   cette Note d’étape est disponible sur le site de l’Assemblée nationale :
      www.assemblee-nationale.fr/ à Travaux des commissions/Missions d’information de la conférence des présidents/Famille et droits des enfants.

(2)   « Faute de commande de la part des pouvoirs publics, les acteurs de la protection de l’enfance ne disposent pas de repères suffisamment clairs »

(3)   Une trentaine, pour moitié des « acteurs sociaux », pour l’autre moitié des élus. Si les uns et les autres peuvent et doivent être bien informés, ils ne sont pas pour autant des observateurs impartiaux. 

(4)   L’on peut supposer que ce dernier chiffre s’entend depuis le 1er janvier 2004.

(5)  Le rapport ajoute  « qui n’ont pas tous besoin d’une écoute approfondie. Mais, si l’on s’en tient aux 20 % qui font l’objet d’une telle écoute, on constate que 9 000 appels signalent des problèmes manifestes, et que 4 500 mettent au jour des situations non connues. » et conclut « A l’évidence, de nombreuses situations ne sont pas connues, alors qu’elles mériteraient de l’être. » 

(6)   Si la phrase est obscure, l’intention est claire et l’association des mots idéologie et familial de nature à créer une impression défavorable.

(7)  Cette théorie, nous explique la Note, « montre les risques de déstructuration définitive, et particulièrement des enfants en bas âge, qui sont ballottés entre différentes personnes ». Bien entendu, une théorie ne montre rien du tout, elle n’est que spéculation.

 

Le rapport final de la Mission sur la famille a été approuvé par la majorité de la Mission et rendu public le 25 janvier.

Il peut être lu et téléchargé sur le site de l’Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr,en allant sur Missions d’information/Famille et droit des enfants/Rapport adopté.