L’homoparentalité, prochaine étape ?
L’Assemblée nationale a décidé de créer une Mission d’information sur la famille et le droit des enfants dont l’objet véritable est l’homoparentalité.
Les travaux de cette commission appellent de notre part à la plus grande vigilance pour de multiples raisons :
Son titre
même est déjà un programme. Parler des droits des enfants au lieu de parler
des devoirs des parents, mène au sophisme le plus fréquent en faveur de l’homoparentalité,
qui est qu’il vaut mieux pour un enfant être élevé par un couple homosexuel
qui l’aime que par un homme et une femme qui le maltraitent. Autant dire qu’il
vaut mieux tomber par la fenêtre du troisième sans se faire de mal que par
celle du rez-de-chaussée en se tordant la cheville.
Les travaux
du Parlement sont malheureusement sous l’influence du discours des sociologues
qui considèrent toute évolution de la société, dérives comprises, comme un
fait irréversible dont on doit s’accommoder, la loi reflétant le degré de
tolérance de l’opinion envers ces évolutions et dérives.
La réponse de
M. Perben interrogé sur une récente décision de justice ne me rassure pas. Je
la cite intégralement : « Je souhaite répondre à une question de M. Le Fur. Il
a évoqué une affaire particulière concernant le droit de garde qui a été
accordé à un couple homosexuel. Effectivement il n'y a pas eu d'appel du
Parquet dans cette affaire : cela résulte d'un défaut d'information du
Parquet, et je n'en dirai pas plus. En revanche une affaire de même nature a
été jugée à la Cour d'appel d'Angers : cette fois il y a eu pourvoi en
cassation, et la Cour de cassation sera donc conduite à dire le droit. Je suis
convaincu qu'elle rappellera le sens de la loi. »
Les partisans
de l’homoparentalité disposent de moyens de communication suffisants pour
accréditer des thèses mensongères, telle celle selon laquelle toutes les
études montreraient que les enfants de couples homosexuels ne risquent pas
plus d’être perturbés que les autres.
Enfin, la position de M. Chirac sur le sujet, telle qu’il l’a exprimée en avril 2002, « C’est donc une évolution à laquelle, personnellement, je ne suis pas favorable », est une position qui peut évoluer. L’adoption qui vient d’être faite d’une nouvelle (car il y en a déjà eu en 2003) loi réprimant spécialement l’homophobie, ainsi que la création de la mission parlementaire reflètent une telle évolution.
Souhaitons que ceux qui font confiance au président de la République en la matière obtiennent de lui un engagement ferme.
Janvier 2005