Famille et Liberté a pour objet de rendre publiques des informations sur la situation des familles et sur les conséquences qui en découlent pour la société.
 

Mise à jour octobre 2011

Circulaire octobre 2011

Paris, octobre 2011

 

Chers amis,

Dans le courrier que je vous ai adressé au mois de mai, je vous indiquais les deux priorités à donner à notre action ressortant de vos réponses au questionnaire que nous vous avions adressé précédemment : celle en faveur de la stabilité des familles et la lutte contre l’incitation de la jeunesse à la pornographie.

Les nouveaux manuels de biologie

L’actualité, avec la publication des manuels de biologie conformes aux nouveaux programmes des sciences de la vie et de la terre, nous donne, malheureusement, une nouvelle occasion, conformément à la première priorité, de défendre la famille fondée sur l’union d’un homme et d’une femme.

Les partisans de la théorie du genre - en anglais du gender – nous promettent, comme le faisaient en leur temps les marxistes, le paradis sur terre. Selon eux, chacun doit pouvoir choisir d’être femme ou homme. Ils justifient cette illusion en érigeant en règle des anomalies biologiques ; et des curiosités sociologiques, tout aussi rares et n’ayant évidemment rien à faire dans un manuel de sciences de la vie.

Eriger l’exception en règle ne peut conduire qu’à des mécomptes, mais, tout le monde l’a compris, il ne s’agit dans cette affaire que de favoriser les revendications du lobby homosexuel, et en particulier celle d’un droit au mariage et à l’enfant.

Nous naissons homme ou femme et le rôle de la société est de nous aider à nous accomplir en tant que femme et en tant qu’homme, et non de perturber cet accomplissement. Bien avant Simone de Beauvoir affirmant « On ne naît pas femme, on le devient », Mme de Sévigné avait écrit avec juste raison à Mme de Grignan, à propos de son petit-fils : « Vous voyez comme vous avez bien fait de lui donner des chausses ; ils sont filles tant qu’ils ont une robe ».

M. Luc Châtel, qui n’était sans doute pas encore ministre quand le groupe d’experts chargé d’élaborer les nouveaux programmes a été constitué, répond aux protestations qu’il reçoit que la théorie du genre n’est pas citée dans les programmes et que les manuels qui la mettent en avant sont publiés par des éditeurs indépendants du ministère.

S’il est vrai que la théorie du genre n’est pas citée, le titre Devenir homme et femme d’un des chapitres du programme y fait penser. En tant que responsable de l’instruction publique, selon l’ancien nom de son ministère, et de l’éducation nationale, selon son nom actuel, il se doit de toute façon de s’élever contre l’utilisation de manuels de sciences qui soutiennent une théorie qui n’a rien de scientifique.

C’est ce que je lui ai écrit avec trois de mes collègues, en lui demandant un rendez-vous. Sans réponse à ce jour, je vous propose de la signer à votre tour, sur le bulletin de soutien ci-joint à nous retourner, pour lui rappeler notre demande.

Les sites pornographiques

A propos de notre seconde priorité, je vous précisais dans ma lettre du mois de mai que nous avions engagé une action pour obtenir un contrôle effectif empêchant les mineurs d’accéder aux sites pornographiques.

La proposition de loi que j’ai déposée en ce sens à l’Assemblée nationale a été signée, à ce jour, par quarante-quatre de mes collègues et la pétition, adressée au président de mon groupe parlementaire, pour qu’il demande son inscription à l’ordre du jour, est toujours en cours sur notre site internet.

Nous tiendrons à la fin de ce mois une réunion sur ce sujet avec d’autres associations partageant notre point de vue. La parution du prochain numéro de notre Lettre trimestrielle sera retardée pour en rendre compte.

Il faut agir pour la famille

Les actions que nous engageons exigent un travail important, de recherche, de réflexion et de traduction. Il nous faut maintenant faire connaître le résultat de ces travaux et en particulier renforcer nos moyens de diffusion directe, par la poste et par Internet.

Nous avons pour cela besoin de votre aide, financière et, pour ceux qui le peuvent, sous la forme d’une une participation directe à nos travaux (recherches documentaires, rédaction de notes de synthèse) ou à notre action (interventions auprès des élus et des médias).

Si vous nous avez déjà fait un versement cette année, vous pouvez utiliser le bulletin de soutien pour un versement complémentaire – la poste ne nous permet pas de vous en rappeler le montant, mais vous pouvez nous le demander. Pour un premier versement, vous pouvez adhérer à notre association, avec les droits que cela confère ou nous faire un don.

Notre association n’est nullement engagée par les choix politiques que je dois faire en tant que député. Je reste libre de ces choix, comme vous êtes libre des vôtres.

 

Christian Vanneste